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  • : From Japan, Hélène & Thom
  • From Japan, Hélène & Thom
  • : Petit blog de nos impressions de misérables esprits occidentaux face à la beauté incommensurable du monde nippon.
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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /Fév /2010 16:51
... de ce séjour, jouons, ami lecteur, à lister les raisons pour revenir ou non dans ce dérangeant/fascinant pays.


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non?     



Bonnes raisons de rester au Japon Bonnes raisons de rentrer en France
1. On peut tout faire à vélo 1. On doit tout faire en vélo
2. Les gens sont serviables et restent calmes 2. On ne sait jamais ce que les gens pensent vraiment
3. Tout est organisé 3. Paperasserie pointilleuse, pire qu'en France (!)
4. Les restaurants sont pas chers (on peut se péter le bide de sushis pour moins de 8 €) 4. Il faut hypothéquer sa maison pour manger de la viande, des légumes ou un dessert digne de ce nom.
5. La France y est adulée 5. La vision de notre beau pays se limite à une vitrine de mode en face du Mont-Saint-Michel, à côté d'un restaurant de bonne bouffe
6. On peut dire ce qu'on veut dans la rue sans qu'on nous comprenne 6. L'isolation thermique et phonique est quasi-nulle
7. On trouve des nomihoodai (impossible en France car les occidentaux tiennent l'alcool), des combinis et des supermarchés ouverts tout le temps 7. Le coût de la vie
8. On ne se sent jamais en danger, et la société se base sur la confiance en l'autre 8. Il est difficile de faire des choses en dehors des standards sociétaux (muri, dame, abunai, etc)
9. A l'intérieur des quartiers urbains, règne une ambiance de village pleine de charme 9. Urbanisme sauvage et villes inextricables, campagnes déprimantes
10. Sauvegarde du petit emploi 10. Conditions de travail difficiles et anti-productives
11. Pas de grèves ! 11. Peu de droits sociaux
12. Le repas japonais traditionnel : un délice de petits plats à picorer, tous plus beaux et bons les uns que les autres 12. Le repas japonais traditionnel, au réveil
13. Les Onsen et les bains 13. S'asseoir et dormir par terre, avec un espèce d'oreiller plein de cailloux
14. Les toilettes chauffées (surtout l'hiver, voir rubrique isolation !) et propres (y compris dans les lieux publics) 14. Le tri des poubelles, contraignant, avec des sacs poubelles normalisés qui ne résistent pas à grand chose
15. Les parcs 15. La sur-construction dans la nature qui paie les voix au PLD
16. L'hygiène irréprochable 16. Le surrembalage alimentaire
17. Les bentôs 17. On ne peut pas manger dans la rue
18. Les cerisiers en fleur 18. La saison des pluies
19. Au moins, les étrangers peuvent parler aux japonaises ! 19. Pas mal de filles sont un peu nunuches
20. Au moins, les étrangères ne se font pas draguer dans la rue ! 20. Pas mal de garçons sont à la fois timides et machos (!!)
21. Chacun vit de son côté avec la paix... 21. La division homme/femme : peu de groupes mixtes, féminisme quasi-inexistant (postes subalternes et arrêt du travail dès l'arrivée des enfants), menant à des marriages encore souvent arrangés
22. Une carte de restaurant devient l'aventure 22. Devenir analphabète
23. Le bol de nouilles se défend bien, surtout l'hiver 23. Le midi, on aspire son bol de nouilles le plus vite possible pour revenir travailler au plus vite
24. Les barres devant les dramas et autres séries japonaises (à côté, Julie Lescaut est un chef-d'oeuvre du 7è art...) 24. Une partie de la J-culture : pop mièvre, télé nécessitant une bonne dose d'aspirine à portée de main
25. Les petits découvrent un pays à leur taille 25. Les grands se cognent au mur



Ces six mois nous ont permis de découvrir le Japon comme jamais nous n'en aurions eu l'occasion. Une chose est sûre : si l'idée d'y travailler nous apparaît maintenant inimaginable, nous comptons bien refaire un tour dans ce pays, l'un des plus grands dépaysements pour un occidental.

Par from Japan, ln&thom
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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /Fév /2010 21:50
Nous tenons évidemment à remercier notre famille, nos amis et toi ami lecteur (si, si, si, toi! Ne rougis pas voyons. Restons simples! ^^) ... Ce petit article est également écrit dans le but d'enfin donner une petite définition au mot "vrac"...  Enjoy!

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Si tu n'es pas sur les photos, ouvre une photo de toi à... non pas maintenant, grand(e) pressé(e) que tu es...









Maintenant
(Ton image ne doit pas dépasser le non-cadre ci-présent)










Ja ne !
Par from Japan, ln&thom
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /Fév /2010 19:56
Cela sent la fin ! (enfin, sentait, ça fait tout de même plus de cinq mois maintenant).
Après la mission Rishiri, il ne nous reste plus qu'à s'en retourner vers Paris, au rythme de Hokkaido.

L'état de nos finances pour cause de manque de Seven eleven devient préoccupant : un pique-nique et 1800 yens (environ 14€). Nous comptons sur le visa pour le ferry et supposons la présence d'un distributeur visa à Wakkanai, et après un sourire malicieux de la patronne de l'hôtel, claquons tout ce qui nous reste dans la location de deux vélos (théoriquement 2000 yens/jour/personne). Dans une ambiance toute différente du Momoiwaso, l'hôtel de Rishiri fonctionne à un rythme bien plus tranquille : au son de standards en version boîte à musique qui ne s'arrêterait jamais, tout est feutré, vieillot, poussif. Et son "mitingu" décrivant le tour de l'île ressemble plus à un parcours gastronomique : ici on peut acheter des glaces, là manger des oursins crus, etc. Par un vent à décorner les boeufs, le tour de l'île se révèle la chose la plus déprimante que nous ayons fait depuis notre arrivée au Japon : sous un ciel gris, une mer grise, des maisons grises, une route grise, le tout respirant l'ennui et la tristesse. Le dernier quart se révèle beaucoup plus joli, mais la fatigue et le désir de rentrer commencent à se faire sentir.


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Pour toi, lecteur au coeur léger, voici une photo pas trop pourrie pour que tu gardes le sourire



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"la fatigue et le désir de rentrer commencent à se faire sentir"



Après un bon quart d'heure passé à tenter de payer le ferry avec trois cartes bleues différentes, l'employée du ferry comprend que les cartes marchent, mais qu'il faut un code. J'ai eu un peu honte de m'être énervée, de fatigue et à l'idée de rester bloqués sur l'île... A l'arrivée, notre premier réflexe est de demander aux employés où sont les distributeurs Visa de Wakkanai. Et là, panique : il n'y en a pas, alors que nous devons manger et payer le bus de nuit. Très embêtés, nous demandons aux employés leur aide. A notre grande surprise et surtout à notre grand soulagement, ils acceptent d'utiliser le terminal visa de la compagnie pour que nous virions un montant à la compagnie, qu'ils nous avancent ensuite de leur propre poche ! Car si la compréhension nippo-occidentale est parfois difficile, on ne peut retirer aux Japonais une gentillesse et une serviabilité envers leur prochain qui dépasse de beaucoup ce qu'on peut trouver en France.

Le dîner -- déprimant ! -- s'avale dans une échoppe à ramen tenu par un couple au regard triste n'échangeant pas un mot. Non, vraiment, il faudrait bien plus qu'un pont d'or pour me faire vivre à Wakkanai. Sans histoire, le bus nous dépose à Sapporo, bien agréable après la glauquissime Wakkanai : retour du Mister Doonut (premier café ouvert ! décidemment c'est irremplaçable au Japon), dernier restaurant bien appréciable après les dix jours de nouilles instantannées, achat d'o miyage -- shiroi kohibito sinon rien ! En deux temps trois mouvements, l'avion nous dépose à Sendai pour une agréable dernière soirée, où Moeko et Chiaki nous apprennent à préparer les makis.


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un dernier franponisme pour la route...


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Après six mois intenses au Japon, passés à la vitesse de l'éclair mais parfois semblant longs, il est temps de reprendre l'avion... Au bout des 15 heures de vol, la France...

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le lecteur attentif remarquera ainsi un effet de style certain rapprochant le début de la fin











The End
Par from Japan, ln&thom - Publié dans : Tourisme
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /Fév /2010 19:05
Malgré les tentatives désespérées des Japonais pour nous pourrir nos randonnées, celles-ci se révélèrent pour la première fois de la semaine très réussies. Petit compte-rendu.

Les yeux tout ensommeillés d'une trop courte nuit -- dormir à l'arrache au Japon étant vraiment dur, allez direct à l'hôtel plutôt que de perdre trois heures à y chercher une alternative, nous prenons le deuxième ferry histoire de gagner une petite heure de sommeil. Rapidement, le ferry se rapproche des îles ; la vision de ce cône parfait qu'est Rishiri nous enchante et nous débarquons pleins d'entrain au port de Rebun.

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Petit cliché de vos deux compatriotes avec un nouvel ami : Rishiri!



Hélas, trois fois hélas, nous avions oublié l'ultime commandement des Japonais : pourrir la vie au randonneur occidental. Le bus pour notre départ en rando est passé il y a un quart d'heure, et il faut maintenant attendre une bonne heure et demie le suivant. Ô rage, ô désespoir, ô nippons ennemis ! Du coup, "muri, muri" (impossible, impossible) de faire la "hachi ji kôsu" ("la course de huit heures" (sic !), rien que ça pour faire 25 km de quasi-plat dans les collines). Ca n'a l'air de rien comme ça, mais quand ça fait dix jours qu'il faut se battre contre les éléments naturels et/ou aux yeux bridés à la moindre escapade, qu'on est fatigué, et qu'on pense à la France et sa bonne vieille Vanoise, les larmes montent facilement aux yeux. Nous décidons tout de même de faire une promenade plus courte et descendons du fameux bus à mi-chemin du Nord de l'île.
Bien que la route longeant la côte soit assez jolie, elle reste quelconque ; mais il suffit de s'enfoncer ne serait-ce que de quelques centaines de mètres dans les 8 km de largeur de l'île pour que tout change. Au fur et à mesure que l'on s'éloigne, les maisons s'espacent, la route devient chemin, une impression de calme et de douceur se diffuse lentement. Le chemin traverse de verdoyantes collines entrecoupées de forêts de bambous à l'ombre fraîche, puis redescend brusquement vers la mer à la jonction d'une ligne électrique.


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Toujours la mer et la nature

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Deux choses à remarquer:
1- il fait beau
2- on vit même dans les coins les plus perdus,
 que nous, odieux européens, aurions désertés depuis longtemps




 Le chemin, magnifique, se parant de gentianes et de fleurs de montagne alors qu'on culmine à peine à 300 m d'altitude, serpente dans un bras de ru pour rejoindre un improbable village à flanc d'océan. Les roches polies étalées là nous rappellent étrangement la Corse, et nous y flemmardons un moment.

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Un photo qui "respire"




Puis nous repartons vers le Sud de l'île. Un promontoire nous offre une vue imprenable sur l'ultime cratère de notre voyage. La redescente, tranquille, nous démontre qu'on peut faire du ski à 300 m de la mer et voir des champs de lys orangés à 50 m d'altitude.

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Voilà ce que l'on peut voir quand on fait du ski sur Rebun la magnifique


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Des "maisons typiques avec des "lys typiques", des "fils typiques", une "cabane typique"
et enfin une "route typique"


Le lendemain, las des mises en garde, nous partons pour la "mission Rishiri". C'est décidé, rien ni personne n'arrêtera le bulldozer Tolène sur le chemin de sa randonnée. Nous préparons nos sacs dans le ferry, et sitôt le pied posé sur l'île, laissons nos affaires à l'employé de l'hôtel et partons sans écouter ses "muri, muri" et autres "juu jikan ijou kakaru" (impossible et autres ça prend au moins dix heures). Un taxi nous emmène sans broncher au départ le plus haut.
Nous avalons d'une traite dans la brume les 1300 m de dénivelé, slalomant entre les racines, la boue, les flaques, les cailloux et le non-chemin, heureux malgré la visibilité de marcher sans entrave ni personne tentant de nous retenir.

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Une montée facilitée par la luxuriante et chaleureuse nature


Le sommet se révèle être tout juste à la limite de la couche de nuages ; au gré des rafales, le ciel bleu se découvre l'espace d'une seconde au-dessus de nos têtes, de manière un peu vertigineuse.



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Cha ch'est fait... Mais qui a bien pu prendre la photo me direz-vous?? Le Yéti des montagnes?
Un Panda moribond? Une loutre magique? Un nuage joueur?
Voilà notre grand jeu concours!



La redescente nous offrira une éclaircie magnifique, et la vue sur la vallée, Rebun et la côte d'Hokkaido. Pour une fois, ma taille m'avantage : je descends sans problème alors que Thom manque de se prendre les branches ! Il faut dire que le chemin est loin d'être aux standards 1m92. Pourtant, le chemin que nous avons rejoint du sommet est bien entretenu ; des ouvriers s'activent d'ailleurs à l'aménager avec des sacs de bétons, poteaux et cordes probablement déposés par hélicoptère ! Les résultats d'une politique de travaux publics inutiles dans les coins les plus reculés, afin que le parti au pouvoir puisse en récolter les fruits dans des élections qui favorisent les campagnes plutôt que les pôles démographiques des mégalopoles nippones.


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Classieux, n'est-il pas?


Un insulaire ayant eu la gentillesse de nous prendre en stop à l'arrivée, c'est moins de cinq heures après notre départ du ferry que nous arrivons à l'hôtel, pour recevoir des nuées de "trop fort, impossible, jôzu" et autres superlatifs disproportionnés.

Allez on en remet une petite couche en musique : "Ils l'ont fait, les cocos!!!!!" "HOURRA!!"


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(humm... on ne s'en lasse pas et ça fait du bien à l'égo... ^^)



Mission Rishiri : check !
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Dimanche 3 janvier 2010 7 03 /01 /Jan /2010 15:29
De tous les youth hostel, si vous devez n'en voir qu'un, n'en retenir qu'un, n'en réserver qu'un, aucune hésitation possible : Momoiwasou au sud de Rebun. Ne vous fiez pas à sa pauvre étoile de confort et arrivez-y en bonne forme ; vous ne le regretterez pas.

Dès l'arrivée du ferry, vous repérerez au loin un drapeau s'agiter énergiquement sous l'impulsion de quelques hurluberlus. Le bateau s'approchant, leurs cris deviennent intelligibles : "ooooooo kaeriiiiiiiiiiinasaaaiiiiiiiiiii !"...

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A ce stade-là, un petit paragraphe linguistico-culturel s'impose. Lorsqu'ils partent ou reviennent chez eux, les Japonais utilisent des expressions idiomatiques que tout amateur d'anime a entendu au moins une fois dans sa vie.
En gros ça donne lors du départ :
"Itte rasshai", souhaite le Japonais qui reste (litt. au revoir, avec l'espoir implicite d'un retour) ;
"Itte kimasu", répond le Japonais qui s'en va (littéralement, j'y vais, avec l'idée implicite d'un retour).
Et lors du retour :
"Tadaima", annonce le Japonais qui revient (litt : je suis revenu)
"O kaeri(nasai)", répond le Japonais qui est resté (litt : bienvenue).
L'emploi de ces formules par un Youth Hostel est donc une extension de l'usage, qui tend à le rapprocher à un foyer.

Les hurluberlus, vous l'avez deviné, sont en fait les employés-animateurs de Momoiwasou débordant d'énergie. Stockant les bagages dans une camionnette hors d'âge baptisée : 'blue thunderstorm' (ce qui m'a pris déjà un certain temps à comprendre, vu que la prononciation japonaise de la chose donne en fait un truc du genre "bulû sanudâsutômu"), l'un d'entre eux, volubile, débite la présentation de la bête en japonais ponctué de mots nippoglais pour les gaijin, puis nous fait une démonstration acrobatique de la meilleure façon d'y monter, installe une caisse et offre un bras à faire pâlir d'envie Schwarzeneger pour y faire entrer ces dames. Le monologue continue sur l'hôtel tandis que l'on se met en route, jusqu'à bifurquer sur une petite route en terre se dirigeant vers la mer.

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ブル サヌダーストーム ("Le véhicule de l'enfer" après la baccara...)



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On aimera la simplicité de son intérieur et la finesse de sa décoration...
... On regrettera cependant sa suspension...
"bulû sanudâsutômu, qu'il est agréable de la conduire"!!






La vue est superbe ; nichée entre deux falaises verdoyantes, la vallée donne droit sur la mer. Un drapeau impérial curieusement planté là claque au vent.

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綺麗ですね。

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凄い


Une marche arrière soudaine nous immobilise au ras de la porte d'entrée, qui s'ouvre sur une masse de gens accompagnant de percussions bizarres un retentissant "O kaeri nasai !"

L'hôtel est en fait constitué d'un grand dortoir en bois pour les garçons, et de dortoirs supérieurs plus petits pour les filles. Avec Thom, nous décidons d'effectuer notre baptême "Mer du Japon" sous le soleil plongeant dans la mer. Lorsque nous remontons, le soleil est salué par les animateurs-employés d'un discours solennel, terminé par des chansons. Il fallait voir les quatre bonshommes, chanter à plein poumons les textes que l'un d'entre eux criait une mesure en avance, gesticuler selon une savante chorégraphie, et frapper dans leur mains aussi haut que leur énergie débordante leur permettait. En discutant avec un Japonais qui voyageait seul et regardait tout cela avec nostalgie, j'appris que ces chansons avaient été écrites il y a quelques années, et étaient chantées un peu partout dans les youth hostel, y compris dans celui du parc du Shiretoko ; information surprenante puisque je les découvrais ici seulement.

Le fameux "mitingu" vaut lui aussi le détour. Un animateur à la voix rocailleuse pose des questions sur l'île à l'assistance, nous appelant "Nee-san" ou "Nii-san" (grande soeur/grand frère). C'est un spectacle à lui tout seul, et il est d'autant plus frustrant de ne comprendre un mot sur deux de ce qu'il dit. Ses explications sont ponctuées d'apparitions des trois autres compères, aux déguisement saugrenus et aux chorégraphies effectuées avec toujours plus de chakra... Le tout finit en chansons, tout le monde reprenant en choeur.

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"Ahahahahaha", une bonne blague japonaise incompréhensible à nos yeux d'occidentaux.
D'ailleurs, connaissez vous l'histoire du "futon qui vole"? ^^


Dehors, tout est calme ; pas une lumière sur la mer, mais dans le ciel, luisent nos premières étoiles depuis cinq mois, débarrassées de toute trace de nuage, débauche d'électricité ou pollution, à nous couper le souffle.


A six heures du matin, le haut-parleur crachotte une vieille chanson japonaise des années 60 portée à fond en guise de réveil ! C'est pour nous le moment du départ de Rebun pour la mission Rishiri. Départ de l'hôtel, puis du ferry salué par force chansons et chorégraphies, auxquelles nous participons comme nous pouvons.

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Nous partons dans la joie et le son!!


Je continue à me demander comment font les quatre énergumènes pour, au moins 4h pleines par jour, chanter, crier à pleins poumons, danser, bouger à perdre haleine, et ce tous les jours pendant six mois ! Mais vraiment, si vous passez par le Nord du Japon, n'hésitez pas une seule seconde à leur rendre visite.



Allez, on en remet une chtite couche, en musique please :

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HOI !!

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